Historique du réseau  -  Nom du réseau  -  But et missions du réseau  -  Nos actions   -  Les instances  -  Les partenaires actuels  -  Les institutions représentées  -  Les financeurs et partenaires  -  Articles de presse  -  Reportages vidéos 

  FDF

Historique du réseau G.A.P.S.

La région est affectée par une surmortalité due au suicide. Ainsi, de plus en plus d'acteurs sont confrontés à la détresse psychologique des jeunes et semblent démunis dans leur prise en charge. Sont constatés également un isolement relatif des professionnels et un manque de concertation dans l'accompagnement des jeunes.

En 2003, l’équipe de Liaison de Psychiatrie du Centre Hospitalier de Lens est chargée de recruter des professionnels intervenant auprès des personnes à risque suicidaire, afin qu’ils participent à une formation intitulée "prévention des conduites suicidaires et Intervention de crise" proposée par le Comité Régional d’Education à la Santé.

Suite à cette formation, divers professionnels du monde de la santé, de l’éducation nationale, des champs sociaux et associatifs se rencontrent régulièrement dans le but de développer un travail de réseau autour de la prévention du suicide, sur les territoires de Lens-Liévin et Hénin-Carvin.

En 2005, nous déposons un projet intitulé « mal-être à la vie pour un jeune » dans le cadre des Programmes Territoriaux de Santé, avec pour objectif de permettre à d’autres professionnels de participer à une formation.

En 2006, le lycée Pablo Picasso est désigné comme étant le siège administratif de notre réseau.

En 2007, nous déposons un nouveau projet avec pour but principal la formalisation du réseau. C’est à ce moment que se mettent en place différentes commissions de travail (charte, communication, financements), que le réseau trouve son nom GAPS (cf. paragraphe suivant) et que nous nous enrichissons par l'accueil d'un référent médical: le Dr.Corinne Sermet, médecin psychiatre au CH de Lens.

En 2008, le réseau GAPS choisit son logo, avec le concours de Corinne Delattre de

Bo Design Graphic

En 2009, nous créons notre site Internet et déposons un dossier auprès de la Fondation de France en vue du financement d'un poste de coordinateur du réseau.

En 2010, suite aux financements obtenus par la Fondation de France et le CH de Lens, le réseau GAPS recrute une coordinatrice pour la période du 1er février 2010 au 31 janvier 2011.

Depuis, plusieurs pistes sont à l'étude, quant l'avenir du réseau et bienentendu le réseau GAPS reste mobilisé, recherchant comment mieux élargir sa toile sur son territoire cible, mais également comment mieux sensibiliser l'ensemble de la population locale sur cette thématique.

 

C’est en 2007 que nous réfléchissons à un nom pour notre réseau. Après plusieurs rencontres et sollicitations de jeunes nous retenons le nom GAPS, en référence à sa traduction en anglais. En effet, le mot GAPS signifie trous, lacunes, vide ce qui nous semble être le plus approprié pour définir le jeune en crise suicidaire. Le choix d’un sous-titre permet de mieux comprendre l’orientation de notre travail auprès du jeune en crise suicidaire « briser le silence et trouver une autre solution ».

 

L’objectif général que nous nous fixons est de prévenir et de réduire le nombre de passages à l’acte liés aux conduites suicidaires chez les jeunes de 11-25 ans, sur les territoires de Lens-Liévin et d’Hénin-Carvin.

Pour cela, nous voulons:

- Permettre un meilleur repérage des personnes à risque suicidaire.

- Développer les compétences de professionnels afin d'accompagner au mieux les personnes en souffrance.

- Renforcer le travail avec les partenaires extérieurs.

- Sensibiliser la population à ce véritable fléau. 

 

Notre but est de constituer une toile de professionnels formés au repérage, à l’évaluation de la crise suicidaire et à l’intervention de crise, autour des jeunes suicidaires ou suicidants.

Nous souhaitons donc développer au maximum le partenariat entre les différentes structures (hospitalières, de l’Education Nationale, du Conseil Général, des milieux associatifs, …), les différents professionnels (médecins, psychologues, infirmiers, assistants sociaux, éducateurs,...).

 

Pour atteindre les différents objectifs cités ci-dessus, nous mettons en place différentes actions.

  Nous proposons des formations pluricatégorielles en direction des professionnels du territoire. 

 Nous organisons des réunions trimestrielles d’échanges de pratiques professionnelles, supervisées par un médecin psychiatre.

  Nous organisons des actions de sensibilisation en direction d'un public large (parents, jeunes, enseignants, professionnels de santé, etc...) par des colloques, des conférences.

 Nous développons des outils de communication (site Internet, classeur répertoire des partenaires du réseau, ...)


Le groupe de coordination, chargé de réfléchir aux orientations à prendre, de faire des propositions d’action, se réunit régulièrement. Il est composé actuellement de :

- Valérie BETHENCOURT, psychologue au fil d’Ariane de Lens

- David HUMEZ, infirmier de l’équipe mobile de psychiatrie de Liévin

- Emmanuel KESSELY, infirmier au Lycée Picasso d’Avion

 - Caroline LANGAGNE, psychologue au CMP de Lens 

- Corinne SERMET, médecin psychiatre au CH de Lens, référente médicale du réseau GAPS

- Caroline MICHAUT, médecin psychiatre au CH de Hénin-Beaumont

- Gérard VANLAERES, assistant socio-éducatif au Centre Ephémère

- Claudine JANOWSKI, assistante sociale au collège Langevin d'Avion

          

Le comité de pilotage, se réunit 1 fois par an et valide ou modifie les propositions faites par le groupe de coordination. Il regroupe tous les partenaires impliqués dans le réseau GAPS.

 

Le groupe chargé de communication, travaillant sur le développement d'outils de communication de notre réseau

        

Sont impliqués dans notre action, des médecins psychiatres et pédopsychiatres, des médecins scolaires, des psychologues, des cadres de santé, des infirmières, des assistantes sociales, des éducateurs spécialisés, des conseillers d’orientation psychologues…

Les structures qu’ils représentent sont :

-          Les CMP d’Avion, de Carvin, de Lens, de Liévin, et d’Hénin-Beaumont ;

-          Le CMPP de Lens, Hénin, Carvin ;

-          L’équipe de liaison de psychiatrie du CHL ;

-          Les services de psychiatrie des centres hospitaliers de Lens et Hénin-Beaumont ;

-          L’Equipe mobile de psychiatrie ;

-          Le service des urgences de la polyclinique d’Hénin-Beaumont ;

-          Le Centre Ephémère de Lens ;

-          Le Square de Lens ;

-          Le centre d’orientation et d’information de Lens ;

-          Le Point Ecoute « le fil d’Ariane » de Lens ;

-          Le P.A.E.J « Le Sagittaire » de Carvin ;

-          Le CHRS « accueil neuf de cœur » de Lens ;

-          Le CHRS Schaffner de Lens ;

-          Le réseau « convergence » ;

-          Le commissariat de Lens ;

-         La Maison de Solidarité de Lens I ;

-          L’EPDEF de liévin (Etablissement Public Départemental de l’Enfance et de la Famille) ;

-          Les lycées suivants :

-          Avion : Lycée Picasso ;

-          Bully-les-mines : LP Léo Lagrange ;

-          Carvin : Lycée Diderot ;

-          Hénin-Beaumont : Lycée Pasteur ;

-          Lens : Lycée Béhal - Lycée Condorcet - LP Robespierre ;

-          Oignies : Lycée Professionnel Joliot Curie ;

-          Wingles : Lycée Voltaire.

-          Les collèges suivants :

-          Auchy-les-mines : collège Joliot Curie ;

-          Avion : Collège P.Langevin - Collège J.J.Rousseau ;

-          Bully-les-mines : Collège Jules Verne – collège Phalempin ;

-          Courcelles : Collège Delegorge ;

-          Douvrin : Collège Saint-Exupéry ;

-          Harnes : Collège V.HUGO ;

-          Lens : collège Jean Zay – collège Michelet – collège J. Jaurès ;

-          Mazingarbe : Collège B.Pascal ;

-          Méricourt : collège Wallon ;

-          Rouvroy : collège Langevin ;

-          Sains en Gohelle: collège Jean Rostand

-          Sallaumines : Collège P.Langevin ;

-          Vendin-le-vieil : Collège Desrousseaux ;

-          Wingles : Collège L.Blum ;

 

-          Secteur hospitalier : les centres hospitaliers de Lens, d’Hénin-Beaumont et le Centre de Psychothérapie « les Marronniers » de Bully-les-Mines ;

-          L’Education Nationale : les établissements secondaires des villes concernés par le réseau ;

-       Le tissu associatif local : Association Pour une Solidarité Active, le Point Accueil Ecoute Jeunes « Le Sagittaire », Association « le cheval bleu » ;

-          Les communes (Centres d’Animation Jeunesse) ;

-          Le Centre d’Information et d’Orientation de Lens ;

-          Le Commissariat de Police de Lens ; 

-    Le Conseil Général du Pas-de-Calais (Maisons de Solidarité - Etablissement Public Départemental de l’Enfance et de la Famille) ;

 

Nous avons obtenus des financements depuis 2005, dans le cadre des Programmes Territoriaux de Santé et sommes subventionnés par l’Etat. 

En 2010, nous avons également été soutenus par la Fondation de France et le Centre Hospitalier de Lens qui ont co-financé un poste de coordinateur de réseau à mi-temps. Depuis 2011, notre réseau est subventionné majoritairement par l'ARS.

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Novembre 2015: Colloque sur le thème "Suicide et Violences Scolaires" et conférence sur "La prévention du suicide chez les jeunes et harcèlement en milieu scolaire"

Prévention du Suicide et Harcèlement en milieu scolaire, parlons-en...

 (Source: 11.2015, Ville d'Avion)

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Le réseau GAPS (Groupe d’Aide à la Prévention du Suicide) basé sur le bassin minier du Nord pas de Calais (sur les territoires de Lens-Liévin et Hénin-Carvin) organise tous les 2 ans un colloque en direction des professionnels du monde de la santé, des champs socio-éducatifs ainsi qu’une conférence pour sensibiliser un public large (les parents, les jeunes, enseignants...) à la problématique du suicide chez les jeunes de 11 à 25 ans.
Cette action de sensibilisation s’est tenue, une nouvelle fois, mardi, à l’espace culturel Jean Ferrat dans la salle Aragon.
L’après-midi était consacré à un colloque en direction des professionnels sur le thème "Suicide et Violences Scolaires...", tandis que le soir la conférence tout public traitait de la "Prévention du suicide chez les jeunes et harcèlement en milieu scolaire".
C’est le professeur Lionel Convain, pédopsychiatre à l’hôpital Saint Vincent de Lille qui a animé la conférence débat. Et Michaël Masson, enseignant-chercheur à l’université Paris-Est-Créteil et membre de l’équipe mobile de sécurité de l’Académie de Lille, est intervenu concernant les violences physiques, psychiques, institutionnelles…

 

Novembre 2013: Colloque sur le thème "Deuil et Suicide" et conférence sur "La prévention du suicide chez les jeunes et harcèlement en milieu scolaire"
 

Le dialogue reste le moyen le plus efficace pour prévenir du suicide  

 (Source: vendredi 15.11.2013, Ville d'Avion)

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 Basé au Lycée Picasso d’Avion, le réseau GAPS (Groupe d’Aide à la Prévention du Suicide) organise tous les 2 ans un colloque en direction des professionnels du monde de la santé, des champs socio-éducatifs ainsi qu’une conférence pour sensibiliser un public large (les parents, les jeunes, enseignants...) à la problématique du suicide chez les jeunes.

 Accueilli une nouvelle fois à la salle Aragon par la ville d’Avion, le réseau GAPS a eu l’honneur de recevoir le Dr.Frédéric Kochman, pédopsychiatre et médecin coordinateur à la clinique Lautréamont de Loos. La journée s’est articulée ainsi : un colloque pour les professionnels sur le thème « Deuil et Suicide » a précédé une conférence sur le thème « Prévention du suicide chez les jeunes et harcèlement en milieu scolaire ».

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Copyright © Ville d'Avion 

 Extrait du Journal Ville d'Avion mis en ligne le 15/11/2013. Rerouvez cet article sur http://www.ville-avion.fr/Le-dialogue-reste-le-moyen-le-plus.html

"Cinquante jeunes tentent de se suicider chaque jour dans la région."

L'interview de Frédéric Kochman, pédopsychiatre  (Source: L'avenir de l'Artois Jeudi 21.11.2013)


Le GAPS entend briser le silence  

L'Avenir de l'Artois, jeudi 21.11.2013

Janvier 2011: Un colloque sur la prévention du suicide chez les jeunes

mardi 25.01.2011, 05:14  - La Voix du Nord

| AVION |

C'est l'association GAPS (Groupe d'aide à la prévention du suicide) qui, à l'occasion de son colloque annuel, avait invité des professionnels des secteurs de la santé, de l'Éducation nationale et du social pour parler de la prévention du suicide chez les jeunes.

Si l'après-midi avait été l'occasion de faire connaissance et de mettre en place une « table ronde » avec les différents partenaires, le moment fort de ce rassemblement a été la venue du docteur Xavier Pommereau. Celui-ci a réalisé une intervention sur la prise en charge du jeune suicidaire et les pratiques professionnelles à mettre en place pour éviter les drames.

Expériences

Après cette présentation très attendue qui a motivé une forte participation, une discussion a pu permettre à chacun de s'exprimer et d'avoir un retour d'expériences de personnes qui se retrouvent au quotidien devant des situations aussi difficiles.

Après avoir pu communiquer avec des professionnels, c'est lors d'une conférence « tout public », en soirée, que jeunes, parents et enseignants ont pu se retrouver pour, à leur tour, évoquer ce mal qui touche de plus en plus les habitants de notre région. •     

 

Tentative de suicide. Une identité pulvérisée

Tentative de suicide. Une identité pulvérisée

En 1998, le suicide était reconnu ‘‘sujet prioritaire de santé publique’’. De nettes améliorations en matière de législation et de prescription de soin ont été observées depuis. Cependant, le suicide représente toujours la deuxième cause de mortalité chez les jeunes sur tout l’hexagone.

« Une identité pulvérisée‘‘

On ne peut pas se suicider sans avoir un énorme problème identitaire’’ souligne Xavier Pommereau, pédopsychiatre, responsable du pôle aquitain de l’adolescent lors d’un colloque organisé par le Groupement d’aide et de prévention du suicide (GAPS) à Avion. Ce qui pousse l’adolescent au suicide, ‘‘c’est avant tout une souffrance, devenue insupportable, intolérable’’. L’idée de se suicider ‘‘émerge chez le jeune lorsque qu’il se sent débordé par une démarche de cessation de sa souffrance qui n’aboutit pas”. En tentant de se séparer de son enveloppe corporelle invivable, ‘‘salie’’, l’adolescent espère ‘‘maitriser une situation qui lui échappe de plus en plus’’.Lorsqu’il se donne la mort, il la donne avant tout à son corps. Il ne souhaite pas ‘‘cesser d’être’’, il désire plus que tout ‘‘cesser de non exister’’. Sans consciemment vouloir faire de mal à ses proches, le jeune obligera ces derniers à lui accorder une place plus importante mort que vivant. Ce faisant, ‘‘il survivra alors à jamais au dépens de son entourage’’.

Des motivations profondes : comprendre et prévenir

L’ adolescent ne connait cependant pas toujours les raisons profondes qui le motivent à se suicider. Intégration sociale difficile, perte des parents biologiques, abus sexuels subits dès le plus jeune âge ou ‘‘non-dits’’ de la part de l’entourage sont autant de facteurs de risques suicidaires. Néanmoins, comment comprendre et aider le jeune, alors qu’il n’a lui-même pas pleinement conscience de ce qui le fait souffrir ?  Il est important en premier lieu ‘‘de considérer tous les actes du jeune à haute valeur ajoutée métaphorique’’. ‘‘Scarification, désocialisation, renfermement sur soi, l’adolescent exprime par ses comportements ce qu’il ne peut pas dire avec des mots’’. L’ environnement social et familial dans lequel le jeune a grandi est aussi à prendre en compte. La souffrance des parents doit être analysée car ‘‘c’est le passé qui tisse un environnement “suicidogène” pour l’adolescent’’.Les parents face au jeune suicidantAfin de tenter de prévenir le suicide du jeune, il faut avant tout que ses parents  ‘‘sachent recevoir, entendre et reconnaître le désir de rupture éprouvé par leur enfant’’. Le rôle du parent n’est cependant pas celui de l’expert. ‘‘Trop engagé émotionnellement, il ne peut qu’accompagner et rediriger le jeune vers un réseau de soin compétent’’.

NB- Selon les chiffres de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), 529 jeunes de 15 à 24 ans se sont donnés la mort en France au cours de l’année 2008

Paru dans la revue Contact Santé n°232 « Activité physique et sportive. L’essence du mouvement » - 2011 – p.9

Septembre 2009: Une soirée conférence-Débat avec le Dr.Cordier

 

PAS-DE-CALAIS

Conférence-débat

Il ne faut pas banaliser les signes d'alarme

jeudi 01.10.2009, 14:00

Le public a écouté attentivement les intervenants.Le public a écouté attentivement les intervenants.

 

Le suicide chez les jeunes est la deuxième cause de mortalité chez les 15-24 ans après les accidents de la route, même si 70 % de ces jeunes affirment aller bien.

Ainsi pour prévenir toute tentative de suicide chez eux, le GAPS, Groupe d'aide à la prévention du suicide, a organisé la semaine dernière une conférence-débat, à Avion, pour, comme le précise le docteur Corinne Sermet, psychiatre, « donner des indices, des signes à l'entourage, aux proches de jeunes » qui ne sont pas bien dans leur peau et qui risquent de faire une tentative de suicide. Car si la crise de l'adolescence est un processus « normal » chez les jeunes, « un adolescent en crise » se matérialise par des signes plus inquiétants. « Il y a une différence entre les deux. Il ne faut pas banaliser les signes qui peuvent être une forme de rupture comme les fugues, les scarifications. Trois quarts des jeunes qui sont passés à l'acte avaient des antécédents de scarification, explique le docteur Sermet. La consommation d'alcool, de drogues, les comportements alimentaires qui changent comme l'anorexie, la boulimie, une dépression, un changement de comportement... sont également des signes d'alarme. » Et les modes utilisés pour tenter de mettre fin à ses jours changent selon les hommes et les femmes. « Les femmes ont plutôt tendance à utiliser les médicaments, la noyade ou encore la pendaison, explique le docteur Sermet. Les hommes utilisent plus les armes à feu ou également la pendaison. » De son côté, le pédopsychiatre Guy Cordier a donné au cours cette conférence des explications sur « ces passages à l'acte, les transgressions, les conduites à risques. » Durant plus d'une heure, ce spécialiste a détaillé les différentes étapes de la vie d'un enfant, puis d'un adolescent, tout en exposant des situations très concrètes. « Un adolescent a besoin de penser par lui-même et donc il s'oppose à ses parents et met fin rapidement à des discussions. » Cette conférence-débat, qui a attiré un grand nombre d'auditeurs, a satisfait l'assistance. « Je suis enseignante et cela m'a touchée particulièrement car j'ai rencontré des élèves qui ont fait des tentatives. Cela marque, se souvient Andrée, enseignante au lycée Picasso, à Avion. J'ai apprécié l'intervention du docteur Cordier. C'était très concret. On pouvait s'approprier les situations. Quand on est face à un jeune qui ne va pas bien, il ne faut pas hésiter à aller plus loin, à poser des questions. En tant que professeur, notre rôle c'est d'enseigner mais aussi d'écouter. » 
V. A
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L'Avenir de l'artois

 

puce_gaps.png  Une conférence-débat pour parler du suicide chez les jeunes

samedi 19.09.2009, 04:46 La Voix du Nord

  

« La prévention du suicide chez les jeunes, parlons-en ! » Le groupe d'aide à la prévention du suicide (GAPS) organise une conférence-débat sur ce thème, mardi soir, au centre culturel Aragon à Avion. Rencontre avec des membres de ce réseau qui réunit professionnels de santé, de l'Éducation nationale, d'associations et d'organismes divers tournés vers la jeunesse.

PAR PHILIPPE BESSIN

lens@info-artois.fr Alors que l'activité renvoie aux suicides chez France Télécom, cette conférence-débat n'abordera pas la question du suicide au travail. Cette soirée sera animée par les docteurs Guy Cordier, pédopsychiatre sur Hénin - Carvin, Corinne Sermet, psychiatre au centre hospitalier de Lens, et Emmanuel Kessely, infirmier scolaire au lycée Picasso d'Avion.

«  Nous avons ciblé sur les 11-25 ans », explique l'infirmier scolaire en évoquant les collégiens, les lycéens et les jeunes adultes. «  Le suicide est la deuxième cause de mortalité chez les 15-21 ans après les accidents de la route », précise le Dr Sermet, référent médical du réseau GAPS.

Si les jeunes posent de plus en plus de questions, c'est plutôt bon signe. « Cela veut dire que le sujet n'est plus tabou », explique Emmanuel Kessely. Il sait, avec l'expérience et ses relations au sein du réseau de prévention, reconnaître un problème plus lourd derrière un simple mal de tête qu'un garçon ou une fille présente en se rendant à l'infirmerie scolaire.

Cette conférence est surtout conçue comme un moyen pratique de donner aux familles des signes de reconnaissance. Le docteur Sermet insiste sur les fugues et la scarification mais il y a aussi l'absentéisme, le repli sur soi, l'irritabilité, les troubles alimentaires... et des facteurs de risques, comme l'alcool ou le cannabis qui peuvent faciliter un passage à l'acte. «  Surtout, il faut faire passer le message aux parents qu'ils ne doivent pas rester seuls face à ce problème », précise Corinne Sermet.

Entre une crise d'adolescence et une adolescence en crise, le but est d'aider les parents à se repérer, à trouver quand les signes deviennent inquiétants. « Au point écoute, on voit beaucoup de jeunes qui ont du mal à gérer le stress », indique Valérie Bethencourt, psychologue à l'APSA (Association pour une solidarité active) à propos du point écoute le Fil d'Ariane. Parler s'avère plus que jamais nécessaire, qui plus est quand le jeune se trouve en état de récidive. Un bon interlocuteur, et c'est une chance de plus pour la personne concernée de choisir une autre solution que le passage à l'acte. • >

  

 


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La région est affectée par une surmortalité due au suicide. Ainsi, de plus en plus d'acteurs sont confrontés à la détresse psychologique des jeunes et semblent démunis dans leur prise en charge.

En 2003, l’équipe de Liaison de Psychiatrie du Centre Hospitalier de Lens est chargée de recruter des professionnels intervenant auprès des personnes à risque suicidaire, afin qu’ils participent à une formation intitulée "prévention des conduites suicidaires et Intervention de crise" proposée par le Comité Régional d’Education à la Santé.

Suite à cette formation, divers professionnels du monde de la santé, de l’éducation nationale, des champs sociaux et associatifs se rencontrent régulièrement dans le but de développer un travail de réseau autour de la prévention du suicide, sur les territoires de Lens-Liévin et Hénin-Carvin.

En 2005, nous déposons un projet intitulé « mal-être à la vie pour un jeune » dans le cadre des Programmes Territoriaux de Santé, avec pour objectif de permettre à d’autres professionnels de participer à une formation.

En 2007, nous déposons un nouveau projet avec pour but principal la formalisation du réseau. C’est à ce moment que se mettent en place différentes commissions de travail (charte, communication, financements).

 

  • Nom du réseau

C’est en 2007 que nous réfléchissons à un nom pour notre réseau. Après plusieurs rencontres et sollicitations de jeunes nous retenons le nom GAPS, en référence à sa traduction en anglais. En effet, le mot GAPS signifie trous, lacunes, vide ce qui nous semble être le plus approprié pour définir le jeune en crise suicidaire. Le choix d’un sous-titre permet de mieux comprendre l’orientation de notre travail auprès du jeune en crise suicidaire « briser le silence et trouver une autre solution ».

 

  • But et missions du réseau

L’objectif général que nous nous fixons est de prévenir et de réduire le nombre de passages à l’acte liés aux conduites suicidaires chez les jeunes de 11-25 ans, sur les territoires de Lens-Liévin et d’Hénin-Carvin.

Notre but est de constituer une toile de professionnels formés au repérage, à l’évaluation de la crise suicidaire et à l’intervention de crise, autour des jeunes suicidaires ou suicidants.

Nous souhaitons donc développer au maximum le partenariat entre les différentes structures ( hospitalières, de l’Education Nationale, du Conseil Général, des milieux associatifs, …), les différents professionnels (médecins, psychologues, infirmiers, assistants sociaux, éducateurs,…)

Ainsi nous proposons des formations pluricatégorielles, des réunions d’échanges de pratiques, des rencontres de travail en commission, des outils de communication facilitant les échanges entre professionnels.

 

  • Les instances

-          Le groupe de coordination, chargé de réfléchir aux orientations à prendre, de faire des propositions d’action, se réunit régulièrement. Il est composé actuellement de :

-          Valérie BETHENCOURT, psychologue au fil d’Ariane de Lens

-          Sandra BLONDIAU, infirmière de l’équipe mobile de psychiatrie de Liévin

-          Nathalie KHODR, infirmière de l’équipe de liaison de psychiatrie du CH de Lens

-          Emmanuel KESSELY, infirmier au Lycée Picasso d’Avion

-          Caroline LANGAGNE, psychologue au CMP de Lens et au sein de l’Equipe de Liaison de Psychiatrie du CHL

-          Thierry MOUDJEB, coordinateur des Programmes Territoriaux de Santé de Lens

-          Corinne SERMET, médecin psychiatre au CH de Lens

-          Marie-Pierre SAINT JEAN, infirmière de l’ELP du CH de Lens

-          Sonia VASSEUR, assistante sociale au LP Curie de Oignies

 

-          Le comité de pilotage, se réunit 2 fois par an et valide ou modifie les propositions faites par le groupe de coordination. Il regroupe tous les partenaires impliqués dans le réseau GAPS.

-          La commission financement, chargée de rechercher des sources de financement, de rédiger les différents projets (PRSP, Fondation de France…)

-          La commission  communication , chargée du développement des outils de communication de notre réseau

 

  • Les partenaires actuels

 

Sont impliqués dans notre action, des médecins psychiatres et pédopsychiatres, des médecins scolaires, des psychologues, des cadres de santé, des infirmières, des assistantes sociales, des éducateurs spécialisés, des conseillers d’orientation psychologues…

Les structures qu’ils représentent sont :

-          Les CMP d’Avion, de Carvin, de Lens, de Liévin, et d’Hénin-Beaumont ;

-          Le CMPP de Lens, Hénin, Carvin ;

-          L’équipe de liaison de psychiatrie du CHL ;

-          Les services de psychiatrie des centres hospitaliers de Lens et Hénin-Beaumont ;

-          L’Equipe mobile de psychiatrie ;

-          Le service des urgences de la polyclinique d’Hénin-Beaumont ;

-          Le Centre Ephémère de Lens ;

-          Le Square de Lens ;

-          Le centre d’orientation et d’information de Lens ;

-          Le Point Ecoute « le fil d’Ariane » de Lens ;

-          Le P.A.E.J « Le Sagittaire » de Carvin ;

-          Le CHRS « accueil neuf de cœur » de Lens ;

-          Le CHRS Schaffner de Lens ;

-          Le réseau « convergence » ;

-          Le commissariat de Lens ;

-          La DDPJJ d’Arras ;

-          La Maison de Solidarité de Lens I ;

-          L’EPDEF de liévin (Etablissement Public Départemental de l’Enfance et de la Famille) ; 

-          Les lycées suivants :

-          Avion : Lycée Picasso ;

-          Bully-les-mines : LP Léo Lagrange ;

-          Carvin : Lycée Diderot ;

-          Hénin-Beaumont : Lycée Pasteur ;

-          Lens : Lycée Béhal - Lycée Condorcet - LP Robespierre ;

-          Oignies : Lycée Professionnel Joliot Curie ;

-          Wingles : Lycée Voltaire.

-          Les collèges suivants :

-          Auchy-les-mines : collège Joliot Curie ;

-          Avion : Collège P.Langevin - Collège J.J.Rousseau ;

-          Bully-les-mines : Collège Jules Verne – collège Phalempin ;

-          Courcelles : Collège Delegorge ;

-          Douvrin : Collège Saint-Exupéry ;

-          Harnes : Collège V.HUGO ;

-          Lens : collège Jean Zay – collège Michelet – collège J. Jaurès ;

-          Mazingarbe : Collège B.Pascal ;

-          Méricourt : collège Wallon ;

-          Rouvroy : collège Langevin ;

-          Sallaumines : Collège P.Langevin ;

-          Vendin-le-vieil : Collège Desrousseaux ;

-          Wingles : Collège L.Blum ;

             

  • Les institutions représentées

-          Secteur hospitalier : les centres hospitaliers de Lens, d’Hénin-Beaumont et le Centre de Psychothérapie « les Marronniers » de Bully-les-Mines ;

-          L’Education Nationale : les établissements secondaires des villes concernés par le réseau ;

-          La Direction Départementale de la Protection Judiciaire de la Jeunesse ;

-          Le tissu associatif local : Association Pour une Solidarité Active, le Point Accueil Ecoute Jeunes « Le Sagittaire », Association « le cheval bleu » ;

-          Les communes (Centres d’Animation Jeunesse) ;

-          Le Centre d’Information et d’Orientation de Lens ;

-          Le Commissariat de Police de Lens ; 

-          Le Conseil Général du Pas-de-Calais (Maisons de Solidarité - Etablissement Public Départemental de l’Enfance et de la Famille) ; 

 

  • Les financeurs

 

Nous avons obtenus des financements depuis 2005, dans le cadre des Programmes Territoriaux de Santé et sommes subventionnés par l’Etat
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